
Face à la conjoncture économique difficile et aux priorités urgentes du pays, le Ministre d’État au Budget, Aimé Boji Sangara, a présenté devant les députés un budget rectificatif réaliste et ciblé. Ajusté mais ambitieux, ce texte vise à maintenir les réformes essentielles et à répondre aux défis sociaux, sécuritaires et économiques de la RDC.
Lundi 2 juin 2025, le ministre d’État, ministre du Budget, Aimé Boji, a présenté devant la plénière de l’Assemblée nationale le projet de loi de finances rectificative pour l’exercice en cours. Adopté au préalable en Conseil des ministres, le texte a été jugé recevable par les députés, qui l’ont ensuite confié à la Commission économique et financière pour une analyse détaillée.
Lire la suite : Budget rectificatif 2025 : Aimé Boji présente un budget aligné sur les priorités nationalesUn budget ajusté mais structuré autour des urgences
Le nouveau cadre budgétaire s’élève à 50 691,8 milliards de francs congolais, soit environ 17,2 milliards de dollars américains, en légère baisse de 1,7 % par rapport au budget initial fixé à 51 553,5 milliards de FC. Cette révision prend en compte les dernières données économiques, notamment une croissance estimée à 5,3 %, une inflation moyenne projetée à 8,8 %, et un taux de change moyen prévu à 2 859,2 FC pour 1 USD.

lucidité budgétaire et volonté politique
Avec clarté et fermeté, Aimé Boji a défendu l’orientation du texte comme un véritable “budget de combat”. Pour le ministre du Budget, il s’agit d’un outil d’intervention face à la baisse des recettes courantes, à une pression fiscale ramenée à 12,5 %, et à la nécessité de maintenir l’équilibre tout en poursuivant les engagements de l’État. Son approche repose sur le réalisme budgétaire, sans compromettre les chantiers prioritaires du gouvernement.
Répondre à l’urgence sécuritaire et sociale
Le budget rectificatif intègre les impératifs liés à la situation sécuritaire de l’Est du pays, à la gestion humanitaire et à la nécessité de renforcer les fonctions régaliennes de l’État. Sont notamment prévus :
- un soutien accru aux secteurs Défense et Sécurité ;
- la relance du programme DDRCS ;
- la création du Fonds d’investissement public ;
- l’intensification de l’action diplomatique.
Malgré le contexte de compression budgétaire, les priorités sociales sont maintenues : gratuité de l’enseignement primaire, maternité gratuite, exécution du PDL-145T, et mesures en faveur du pouvoir d’achat.

Engagements internationaux et appuis financiers
La RDC reste alignée avec les exigences du programme triennal avec le FMI. Le texte présenté par Aimé Boji prévoit un soutien additionnel de 165,4 millions USD de la Banque mondiale, s’ajoutant aux 500 millions USD déjà actés dans le budget initial. Par ailleurs, 266,7 millions USD sont attendus du FMI à travers les facilités FEC et FRD, pour soutenir l’investissement public.
Une gestion budgétaire lucide, portée par un ministre engagé
Avec ce projet rectificatif, Aimé Boji confirme son rôle de chef d’orchestre de la discipline budgétaire en RDC. Son action se distingue par une volonté constante de conjuguer maîtrise des finances publiques et protection des secteurs vitaux. Le texte est désormais entre les mains des députés, pour une adoption attendue dans les prochaines semaines.
Serge O.








