
Les ambitions sportives de la province de la Tshopo sortent peu à peu du tiroir. Ce jeudi à Kinshasa, le Ministre des Sports et Loisirs, Didier Budimbu, a reçu en audience le Gouverneur de la Tshopo, Paulin Lendongolia, pour faire le point sur les résolutions de l’atelier provincial tenu à Kisangani en novembre dernier. Au cœur des échanges : la construction d’un stade moderne dans la capitale provinciale, une attente vieille de plusieurs décennies pour les amoureux du sport boyomais.
Stade Lumumba en travaux, mais la Tshopo veut plus grand

Si la rénovation du mythique stade Lumumba est en cours, elle ne suffit pas, selon le Gouverneur, à répondre aux besoins criants de la jeunesse et des athlètes locaux. En dépit des efforts engagés, les infrastructures actuelles peinent à soutenir une dynamique sportive durable. Le complexe moderne envisagé à Kisangani serait capable d’accueillir des compétitions d’envergure, y compris certains matchs de la CAN 2029 si la RDC venait à décrocher son organisation.
“Nous voulons doter Kisangani d’un outil qui fasse la fierté de notre population. Le stade Lumumba est important, mais ce que la province réclame, c’est une infrastructure d’avenir”, a souligné le Gouverneur à sa sortie d’audience.
Didier Budimbu : un ministre à l’écoute des provinces

Du côté du ministère, le message a été bien reçu. Comme à son habitude, Didier Budimbu n’a pas tergiversé. Déjà à l’origine d’une mission d’inspection sur le terrain à Kisangani menée par son conseiller en charge des infrastructures, il a réaffirmé son engagement à accompagner le projet jusqu’à son aboutissement. Il a également assuré le Gouverneur de la mobilisation des services techniques concernés pour accélérer les études et enclencher les premières phases du chantier.
Le ministre continue ainsi d’incarner une politique sportive de terrain, où chaque province est considérée comme un maillon fort du développement national. Pour lui, le sport ne doit pas être un luxe confiné à certaines villes, mais un droit pour tous.
Une promesse de béton, une volonté politique qui rassure
À l’issue de cet entretien, Paulin Lendongolia est ressorti avec plus qu’un simple accord verbal : il est reparti avec la promesse d’un partenariat actif entre sa province et le ministère. Un signal fort envoyé à la jeunesse de la Tshopo, souvent oubliée dans les grands projets d’infrastructure, mais aujourd’hui au centre des priorités nationales.
Quand le ministre donne son feu vert et que le gouverneur retrousse ses manches, c’est toute une province qui commence à croire qu’un terrain en herbe peut devenir un vrai terrain de gloire.
Gedeon L.














