
Lors d’un Special Briefing presse tenu le 17 novembre 2025 au studio Maman Angebi de la RTNC, les Ministres Floribert Anzuluni et Patrick Muyaya ont présenté les résultats du IXᵉ Sommet de la CIRGL ainsi que les priorités du mandat confié au Président Félix-Antoine Tshisekedi à la tête de cette organisation régionale. Un moment de pédagogie institutionnelle destiné à expliquer le rôle de la RDC dans la quête de paix et d’intégration économique dans la région des Grands Lacs.
La RDC assume la présidence de la CIRGL pour deux ans
Co-animant ce briefing, le Ministre de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni Isiloketshi, a rappelé que la République Démocratique du Congo avait officiellement accédé à la présidence de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs pour un mandat de deux ans, à l’issue du sommet tenu le 15 novembre à Kinshasa.

« Son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo est le nouveau président en exercice pour un mandat de deux ans, et le ministre en charge de l’Intégration régionale préside le Comité interministériel régional », a-t-il expliqué .
Devant les professionnels des médias, Floribert Anzuluni a rappelé le rôle même de la CIRGL : une institution destinée à veiller au respect du Pacte sur la sécurité, la stabilité et le développement signé en 2006, assorti de dix protocoles et cinq programmes d’action visant la paix, la gouvernance, le développement économique et la coopération judiciaire.
Il a insisté sur un point essentiel : présider la CIRGL ne signifie pas disposer d’un pouvoir unilatéral pour régler immédiatement les crises sécuritaires, mais plutôt coordonner l’action multilatérale des douze États membres pour créer un environnement propice à la paix durable.

Un mandat centré sur la paix, la vérité diplomatique et l’intégration économique
Revenant sur les attentes de l’opinion, Floribert Anzuluni a reconnu la lassitude face à la persistance des violences.
« Cette déception est compréhensible car la signature du Pacte avait suscité tant d’espoirs », a-t-il souligné .
Toutefois, il a rappelé que les obstacles proviennent surtout de la violation des engagements par un État en particulier, démontrant que la mise en œuvre des accords reste le véritable défi.
Au cours de ce briefing, une avancée majeure a été mise en exergue : pour la première fois dans une déclaration finale de la CIRGL, les chefs d’État ont stipulé que « le pays agresseur de la RDC » devait retirer ses troupes sans délai, conformément à la Résolution 2773 du Conseil de sécurité.

Le ministre a tenu à préciser :
« Ce pays, le Rwanda pour être le plus clair possible, est officiellement et très explicitement reconnu comme agresseur de la RDC » .
Dans le même esprit, Anzuluni a réaffirmé la ligne diplomatique du Gouvernement Suminwa, guidée par le Président Félix Tshisekedi :
- mettre fin à la guerre dans l’Est,
- renforcer la solidarité régionale,
- consolider la coopération économique,
- et impulser une CIRGL plus dynamique et utile aux peuples.
Il a insisté sur la vocation de la RDC à mobiliser tous les États membres autour d’un projet commun de stabilité, de développement régional et de respect mutuel.
« Ce que veut la RDC, c’est de voir la CIRGL jouer pleinement son rôle et de constituer un cadre de solidarité plus forte », a-t-il conclu .
Ce Special Briefing aura permis de clarifier les responsabilités assumées par la RDC à la tête de la CIRGL et de rappeler que la bataille pour la paix dans l’Est repose désormais sur une reconnaissance diplomatique explicite : celle du Rwanda en tant qu’agresseur. Sous le leadership du Président Félix-Antoine Tshisekedi, la RDC entend transformer cette présidence en une opportunité de relance régionale, en misant sur la diplomatie, la vérité, l’unité et l’intégration économique au service des peuples de la région des Grands Lacs.
Par Glody Mpasa.














