
À Genève, la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka a présenté la vision du Président Félix Tshisekedi pour faire de la traçabilité minière un instrument de paix durable dans l’Est de la RDC. En face des leaders mondiaux du secteur, elle a détaillé le plan d’urgence de 5 milliards USD et ouvert la voie à un mécanisme de contrôle renforcé destiné à mettre fin à la contrebande des minerais « 3T ». Un tournant stratégique pour replacer les richesses du pays au service de la stabilité et du développement.
Un plan d’urgence de 5 milliards USD pour reconstruire les provinces meurtries
Devant les acheteurs internationaux, les opérateurs miniers et les partenaires techniques présents au Centre pour le Dialogue Humanitaire Henri Dunant, Judith Suminwa Tuluka a rappelé la priorité du Gouvernement : rétablir la stabilité humaine, économique et institutionnelle au Nord-Kivu et au Sud-Kivu.

Le plan d’urgence de 5 milliards USD annoncé par le Président Félix Tshisekedi constitue le socle de cette ambition. Il vise, entre autres, la réhabilitation des infrastructures vitales, le soutien aux communautés affectées, et le redémarrage des activités économiques locales.
En replaçant la traçabilité minière au centre de cet effort, le Gouvernement montre que la reconstruction ne dépend pas seulement de financements, mais aussi de la sécurisation de la chaîne d’approvisionnement, longtemps fragilisée par les réseaux de contrebande.
Une traçabilité minière renforcée comme levier de paix et de recettes publiques
La réunion de Genève a permis d’esquisser un mécanisme de traçabilité renforcée coconçu avec les acteurs mondiaux du secteur. L’objectif : garantir que chaque gramme de minerai issu de l’Est de la RDC soit suivi depuis son extraction jusqu’à son exportation.

Cet engagement s’inscrit dans une volonté claire de rompre avec l’opacité qui alimente les conflits et prive l’État de recettes essentielles.
Le Ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a résumé l’enjeu en des termes sans ambiguïté :
« Il est temps d’arrêter cette hypocrisie… nous devons conjuguer tous nos efforts pour que le minerai soit tracé depuis le site d’extraction jusqu’à sa commercialisation. »
En consolidant la gouvernance minière, le Gouvernement entend orienter durablement les ressources vers les projets structurants du pays, notamment ceux qui accompagneront la reconstruction du Kivu. Cette approche place la traçabilité minière au cœur d’un agenda de paix et de prospérité partagée dans la région des Grands Lacs.

En portant ce débat à Genève, la Première Ministre Judith Suminwa confirme que la RDC veut maîtriser le destin de ses minerais et rompre avec les cycles de fragilité entretenus par l’économie informelle. La traçabilité minière devient ainsi un choix politique majeur : une manière de restaurer la souveraineté économique, de pacifier les territoires, et d’assurer que les richesses du pays financent enfin la reconstruction. Une étape essentielle dans la vision portée par le Chef de l’État pour bâtir un Congo stable, moderne et résolument tourné vers l’avenir.
Par Glody Mpasa













