
Le 17 décembre, le Directeur général du Fonds de garantie de l’entrepreneuriat au Congo (FOGEC), Laurent Munzemba, a échangé avec les professionnels des médias lors d’une rencontre inédite baptisée Face à la Presse. Cet exercice de redevabilité a permis de dresser le bilan des cinq premières années d’existence du FOGEC, d’évaluer les défis rencontrés et de présenter les perspectives à l’horizon 2030.
Au cours de cet échange interactif, le Directeur général a rappelé la vocation première du FOGEC : agir comme garant auprès des institutions bancaires afin de faciliter l’accès au crédit pour les entrepreneurs congolais. Ce mécanisme permet aux très petites, petites et moyennes entreprises (TPME) de financer leurs projets, de structurer leurs activités et d’accélérer leur croissance.

Laurent Munzemba a insisté sur l’importance de ce dispositif dans un environnement où l’accès au financement demeure l’un des principaux freins au développement de l’entrepreneuriat national. Selon lui, le FOGEC s’impose progressivement comme un levier de confiance entre les banques et les porteurs de projets.
Cinq ans d’action et une projection vers 2030
Sur le plan des résultats, le Directeur général a indiqué qu’au cours de ses cinq premières années, le FOGEC a accompagné près de 300 entrepreneurs et permis la mobilisation de plus de 3 200 000 dollars de financements en faveur des entreprises congolaises. Un bilan qu’il qualifie de encourageant, tout en reconnaissant la nécessité d’aller plus loin.

Pour les cinq prochaines années, l’ambition affichée est de consolider les acquis, d’augmenter significativement les volumes de financement et de contribuer à l’émergence d’une véritable classe moyenne entrepreneuriale en République démocratique du Congo.
Précisant les conditions d’éligibilité à l’accompagnement du FOGEC, Laurent Munzemba a souligné que les projets doivent être portés par des Congolais, créer de la valeur au niveau national, présenter une rentabilité avérée, être formalisés et respecter les obligations fiscales en vigueur.
Par Glody Mpasa












