À Kananga, dans la province du Kasaï Central, la direction générale du Fonds National de Réparation des Victimes (FONAREV) a lancé officiellement, ce lundi, l’opération d’identification des victimes de violences dans l’ensemble de l’espace Grand Kasaï. Une étape majeure dans le processus de justice et de reconnaissance pour les communautés meurtries.

La cérémonie s’est déroulée en présence des gouverneurs et des délégués officiels des cinq provinces concernées : Kasaï, Kasaï Central, Kasaï Oriental, Haut-Lomami et Sankuru. L’événement a été accueilli avec émotion dans la communauté de Mulombodi, choisie pour sa portée symbolique.
Ce site, marqué par les cicatrices de l’histoire, a été retenu pour rappeler la souffrance vécue, mais aussi pour ancrer l’espoir d’un nouveau départ dans un acte concret de réparation.
Sur place, les équipes du FONAREV ont présenté le mécanisme d’identification, accessible et adapté aux réalités locales. Les communautés présentes ont pu expérimenter le processus, poser des questions et livrer des témoignages poignants sur leurs attentes.
Beaucoup ont exprimé le besoin de justice, mais aussi le désir profond d’être enfin écoutés, reconnus et considérés comme des victimes à part entière.
Reconnaissance, réparation et avenir partagé
Par ce lancement, le FONAREV engage un travail de terrain centré sur la dignité et la vérité. Il ne s’agit pas uniquement de recenser les noms, mais de rétablir un lien entre la mémoire et l’avenir, entre la blessure vécue et le droit à la réparation.
À Kananga, ce jour-là, un signal fort a été donné : celui d’un État qui écoute, qui agit, et qui ne laisse plus les victimes dans l’oubli.
hp mag







