
L’Institut National de Préparation Professionnelle (INPP) a franchi une nouvelle étape dans la transformation de la formation technique en République Démocratique du Congo.
Ce mercredi à Lubumbashi, l’institution a inauguré un vaste complexe comprenant un atelier d’engins lourds et de véhicules commerciaux, un centre de formation et de contrôle technique automobile, un bâtiment et génie civil ainsi qu’un atelier de cuisine moderne.
Ce projet structurant, mis en œuvre dans le cadre du Programme d’Appui à la Formation et à l’Emploi Qualifié (PAFEQ), symbolise la volonté de l’INPP de renforcer les compétences locales et de promouvoir une main-d’œuvre qualifiée, au service du développement national.
Financé par le gouvernement suédois et appuyé par l’ONUDI, Volvo, Epiroc et SMT, il marque une avancée majeure pour la qualification professionnelle des jeunes Congolais.
« Ces infrastructures traduisent la volonté de l’INPP de faire du capital humain congolais un moteur de notre émergence nationale »,
a déclaré Godefroy Tshimanga, Directeur général de l’INPP.
Un centre moderne, symbole d’un Congo qui forme et qui emploie
Le nouveau complexe de formation, situé au cœur du Haut-Katanga, répond à une ambition claire : adapter la formation aux besoins réels du marché du travail.
Équipé d’outils pédagogiques de dernière génération, il dispose d’ateliers spécialisés (moteur, hydraulique, électricité, électronique), de laboratoires techniques et de salles immersives reproduisant les conditions de travail réelles dans les industries minières, mécaniques et de transport.
Chaque année, une centaine de jeunes – dont 15 % de femmes et de personnes issues de milieux vulnérables – y seront formés. D’ici 2027, près de 300 techniciens qualifiés auront été préparés à intégrer les filières clés de l’économie nationale.
Les partenaires privés ont joué un rôle déterminant dans la réussite du projet.
Les entreprises Volvo, Epiroc et SMT ont investi plus de 2,2 millions USD en équipements et en formations des formateurs congolais, lesquels ont suivi des stages certifiants à Dubaï, au Maroc, en Zambie et en RDC.
Ce transfert de compétences garantit un enseignement aligné sur les standards internationaux.
« Investir dans la formation technique, c’est investir dans les personnes qui font avancer l’industrie »,
a indiqué Veronic Mumba, responsable régionale d’Epiroc.
De son côté, Raymond Tavares, représentant résident de l’ONUDI, a salué une coopération exemplaire :
« Cette initiative permettra aux entreprises de recruter des profils compétents, tout en offrant aux jeunes Congolais des perspectives d’emploi durable. »
Une vision tournée vers la jeunesse et l’avenir
La cérémonie s’est tenue en présence du ministre du Travail et de l’Emploi, Ferdinand Massamba wa Massamba, et de l’ambassadeur de Suède, Joakim Vaverka, aux côtés de plusieurs partenaires techniques et du secteur privé.
Le ministre a salué la vision du Directeur général Godefroy Tshimanga, soulignant que :
« Ces infrastructures replacent l’INPP au centre de la politique nationale d’employabilité des jeunes. »
Pour le DG Tshimanga, la formation professionnelle dépasse le cadre technique : elle incarne un choix de société.
« Investir dans la formation professionnelle, c’est investir dans la paix sociale, la dignité humaine et la stabilité régionale »,
a-t-il affirmé, sous les applaudissements des invités.
Au-delà de l’événement, le centre de Lubumbashi devient un modèle de coopération réussie, alliant innovation, expertise et engagement public-privé.
Le Haut-Katanga se positionne désormais comme un pôle national d’excellence technique, confirmant la vocation de l’INPP à former les talents d’un Congo moderne, compétitif et ambitieux.



Par Glody Mpasa












