
La République Démocratique du Congo franchit une nouvelle étape dans la préservation et la promotion de son identité culturelle. Ce jeudi 25 septembre, la ministre de la Culture, des Arts et du Patrimoine, Yolande Elebe Ma Ndembo, a reçu en audience le nouvel ambassadeur de Suisse en RDC, SEM Léo Trembley, pour poser les bases d’un partenariat ambitieux. Au cœur des échanges : la modernisation des outils de préservation, la professionnalisation des métiers culturels et la création de passerelles d’inspiration entre artistes congolais et suisses autant de leviers essentiels pour renforcer l’âme et la mémoire de la nation.
Préserver la mémoire nationale à l’ère du numérique
L’un des points centraux de la rencontre a porté sur la numérisation des archives. Cette initiative, soutenue par les autorités congolaises, vise à protéger les trésors documentaires et patrimoniaux du pays contre le temps et l’oubli. Grâce à l’expertise suisse, la RDC entend moderniser ses méthodes de conservation afin d’assurer une transmission fidèle de son histoire aux générations futures.

Dans un pays où chaque manuscrit, chaque photo et chaque témoignage est une parcelle de l’identité collective, cette démarche s’inscrit dans la volonté du gouvernement de faire de la culture un pilier du développement national. Elle répond également à l’appel du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui fait de la sauvegarde de la mémoire nationale un devoir pour la construction d’un Congo fort et fier de ses racines.
Former, transmettre et professionnaliser les talents culturels
La rencontre a également permis d’aborder le partage d’expertise en muséologie et la professionnalisation des métiers des arts et de la culture. Pour Yolande Elebe, la valorisation du patrimoine ne peut se faire sans des femmes et des hommes formés, compétents et passionnés.
La coopération avec la Suisse permettra ainsi de renforcer les capacités des professionnels congolais, d’élever les standards dans les musées, galeries et institutions culturelles, et d’ouvrir de nouvelles perspectives économiques dans ce secteur créateur d’emplois. Cette ambition rejoint pleinement la vision du Chef de l’État, qui prône l’autonomisation par la connaissance et la formation des jeunes Congolais dans tous les domaines, y compris celui de la culture.
Créer des ponts artistiques pour une inspiration commune
Enfin, les deux parties ont convenu de développer des échanges artistiques réguliers, favorisant la rencontre des imaginaires et la création conjointe. Ces passerelles culturelles entre Kinshasa et Berne seront autant d’occasions pour les artistes congolais d’exporter leur savoir-faire, de s’inspirer de nouvelles approches, tout en faisant rayonner l’art congolais sur la scène internationale.

Pour sceller cette volonté de collaboration, la ministre a offert à l’ambassadeur suisse un tableau en tissu Kuba, véritable symbole du génie créatif congolais et de la richesse artisanale qui fonde l’identité culturelle du pays.
Une diplomatie culturelle au service d’un Congo fier et moderne
Au-delà de l’audience, cette rencontre incarne la dynamique portée par le Président Félix Tshisekedi : bâtir un Congo moderne en valorisant ses forces profondes, dont la culture est l’une des plus puissantes. En consolidant les partenariats internationaux dans ce domaine, le gouvernement démontre que la culture n’est pas seulement une mémoire, mais aussi un moteur de développement, d’unité et d’influence.
À travers des initiatives comme celle-ci, la RDC affirme sa place dans le concert des nations, fière de son passé, ambitieuse pour son avenir, et déterminée à transmettre à ses enfants un héritage culturel vivant et conquérant.
par Tina Nzeba











