
Lors de la 74ᵉ réunion du Conseil des ministres tenue le 9 janvier 2026, la Première Ministre, Judith Suminwa, a fixé une ligne ferme et sans ambiguïté sur la communication gouvernementale. Face à la multiplication des prises de parole non concertées, elle a rappelé que la parole de l’État engage sa crédibilité, son autorité et sa cohésion. Désormais, toute expression publique sur des sujets sensibles doit obéir à un cadre strict, validé et coordonné.
La parole de l’État n’est ni individuelle ni improvisée
La Première Ministre a rappelé, avec une gravité assumée, que la communication gouvernementale ne relève ni de l’initiative personnelle ni de l’improvisation. Lorsqu’un membre du gouvernement s’exprime publiquement, ce n’est pas une opinion qui est livrée, mais la voix de l’État qui est engagée.
Les questions liées à la défense nationale, à la sécurité, à la cohésion sociale ou aux relations diplomatiques ne tolèrent aucune approximation. Sur ces sujets, une parole mal maîtrisée peut produire des effets irréversibles. Judith Suminwa l’a clairement établi : il est inacceptable de s’écarter des orientations présidentielles.
Ce rappel n’est pas un simple recadrage formel. Il constitue une mise au point politique sur la nature même de l’action gouvernementale, qui exige discipline, retenue et responsabilité. Parler au nom de l’État impose une exigence supérieure, incompatible avec toute communication solitaire ou émotionnelle.
Constatant la persistance de déclarations non concertées, la Cheffe du gouvernement a exigé le respect strict du mécanisme de coordination placé sous l’autorité du Ministre de la Communication et des Médias, en lien avec les services compétents de la Présidence de la République et de la Primature.
Ce cadre n’est pas optionnel. Il est impératif. Toute communication sur les sujets sensibles doit y être soumise préalablement, afin de garantir l’unité de la position de l’État et d’éviter tout risque diplomatique ou sécuritaire.
Judith Suminwa a, en outre, engagé la responsabilité directe de chaque ministre. Elle leur a demandé d’assurer personnellement l’application rigoureuse de ces directives au sein de leurs cabinets respectifs. Il ne s’agit plus seulement d’une règle administrative, mais d’un devoir politique individuel.
En appui à cette fermeté, le Président de la République, Chef de l’État, a adressé une mise en garde sévère aux membres du gouvernement qui s’affranchiraient du dispositif établi. Le message est clair : l’indiscipline communicationnelle ne sera plus tolérée.
Par cette intervention, la Première Ministre affirme une autorité pleine et assumée sur la conduite gouvernementale. Elle rappelle que gouverner, c’est aussi savoir se taire lorsque le cadre l’exige, et parler d’une seule voix lorsque l’intérêt supérieur de l’État est en jeu. À travers cette ligne de conduite, c’est une conception exigeante de l’État qui est réaffirmée : une parole maîtrisée, une responsabilité assumée, et une cohésion préservée.
Par Glody Mpasa














