
C’est une promesse qui sort du tiroir. Le barrage de Katende, longtemps à l’arrêt, amorce son redémarrage. Ce samedi 10 mai à Kinshasa, les Ministres des Finances et des Ressources Hydrauliques ont levé le voile sur les détails techniques du projet. Après presque une décennie de blocage, la lumière semble enfin au bout du tunnel.
Un chantier qui reprend vie

Réunis au Centre Financier de Kinshasa, Nicolas Kazadi et Guy Mikulu Pombo ont présenté les contours du plan de relance : schéma de financement, construction du barrage, lignes de transport d’électricité, organisation des travaux par phases… Tout est désormais posé noir sur blanc.
Les équipements nécessaires sont en cours d’acheminement, preuve que cette fois, les choses avancent. La prochaine étape ? Une relance sur site, pour transformer le dossier en réalité concrète.
Pour les habitants du Kasaï oriental, en particulier de Mbuji-Mayi, ce projet n’est pas une simple infrastructure : c’est une délivrance attendue depuis 2016. Le déficit d’électricité freine tout — écoles, hôpitaux, petites entreprises, foyers. La reprise de Katende redonne espoir à toute une région longtemps laissée pour compte.
Des attentes, mais aussi des leçons
Le retour du projet Katende soulève une question que beaucoup se posent : pourquoi avoir attendu si longtemps ? Entre lenteurs administratives, conflits de compétence et passivité des partenaires, le chantier s’est embourbé. Cette relance doit marquer un tournant, pas un nouveau cycle de retard.
La lumière n’est plus un luxe

Le barrage de Katende ne doit pas seulement produire de l’énergie. Il doit réparer une injustice. Pendant que certaines villes croulent sous les kilowatts, d’autres peinent à allumer une ampoule. Aujourd’hui, l’État affirme que le temps des promesses stériles est terminé.
Reste à le prouver sur le terrain. Car pour les populations du Grand Kasaï, le courant, c’est plus qu’un confort : c’est une urgence vitale.
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