
La République Démocratique du Congo s’oriente vers une actualisation en profondeur de son dispositif légal en matière de circulation routière. Portée par l’honorable Tobie Kayumbi, une proposition de loi vient répondre aux exigences contemporaines de mobilité, de sécurité et d’organisation du trafic, dans un contexte urbain en mutation rapide.
Une initiative législative en phase avec les réalités actuelles
Présentée devant les députés nationaux, les services de sécurité, les experts du secteur des transports, la société civile et les professionnels des médias, cette proposition de loi vise à combler le décalage entre un cadre juridique hérité de 1978 et les dynamiques actuelles de circulation.

« Nous avons présenté notre proposition de loi modifiant et complétant la loi n°78/022 du 30 août 1978 portant nouveau Code de la route », a-t-il fait savoir.
Le texte introduit des ajustements structurants, intégrant de nouveaux usages et une meilleure prise en compte des pratiques urbaines. Il s’inscrit dans une logique d’anticipation face à la croissance du trafic et à la diversification des moyens de transport.

Sécurité routière et discipline des usagers au cœur de la réforme
La proposition met l’accent sur la nécessité d’instaurer un environnement routier plus sécurisé, mieux encadré et davantage responsabilisant pour l’ensemble des usagers.
« Notre réforme vise à renforcer la sécurité routière, à rétablir l’ordre et à réduire les embouteillages, à travers plusieurs innovations », a-t-il poursuivi.
Parmi les principales orientations figurent :
- la requalification des agents de circulation et l’encadrement de leurs interventions ;
- la réglementation du temps de conduite et de repos dans le transport routier ;
- l’introduction de dispositions spécifiques pour les piétons, motards, cyclistes et transports publics ;
- l’institutionnalisation de la formation à la conduite automobile.
L’objectif est d’établir un cadre cohérent, à la fois préventif et opérationnel, capable de réduire les comportements à risque.

Des sanctions renforcées pour une application effective
La réforme introduit également un dispositif de sanctions plus rigoureux, conçu pour produire un effet dissuasif tangible sur les infractions routières.
« Enfin, la révision à la hausse des amendes […] avec un objectif clairement dissuasif », a-t-il conclu.
Les nouvelles mesures prévoient notamment la suspension du permis, l’immobilisation des véhicules et leur mise en fourrière, en complément d’un encadrement renforcé des contrôles techniques.
Une étape décisive au Parlement
À l’issue de cette présentation, le texte entre dans sa phase d’examen approfondi au sein de la commission ATI-NTIC de l’Assemblée nationale. Les contributions des parties prenantes seront désormais analysées dans ce cadre institutionnel.
L’honorable Tobie Kayumbi a salué la qualité des échanges et réaffirmé l’ouverture du processus à des enrichissements constructifs.
Avec cette initiative, la RDC amorce une transformation attendue de son Code de la route. Il s’agit d’un levier structurant pour améliorer la sécurité, fluidifier la circulation et instaurer une discipline adaptée aux réalités actuelles du transport.





par Glody Mpasa











