
La Commission électorale nationale indépendante a officiellement déposé, mardi 14 avril 2026, son rapport annuel couvrant la période allant du 1er avril 2025 au 31 mars 2026 auprès de l’Assemblée nationale. Conduite par son président, Denis Kadima Kazadi, la délégation de la CENI a remis ce document au président de la chambre basse, Aimé Boji Sangara, dans un geste présenté comme conforme aux exigences légales de redevabilité et de transparence.
Accompagné des membres du Bureau et de la plénière, Denis Kadima Kazadi a effectué cette démarche dans le délai prescrit par la loi, selon la CENI. L’institution électorale rappelle qu’il s’agit du quatrième rapport annuel déposé depuis l’entrée en fonction de son équipe dirigeante.

Un exercice de redevabilité présenté dans le respect des délais
Au total, 550 exemplaires du rapport ont été remis à l’Assemblée nationale afin de permettre aux députés nationaux d’en prendre connaissance. Le document retrace les activités menées par la CENI entre avril 2025 et mars 2026, tout en exposant les perspectives de l’institution pour la suite du processus électoral.
Devant la presse, Denis Kadima a souligné que ce dépôt intervenait dans le strict respect des obligations légales imposées à la centrale électorale. Il a également indiqué que cette rencontre constituait une première avec le nouveau bureau de l’Assemblée nationale depuis son installation, ce qui a permis, au-delà du dépôt du rapport, un échange institutionnel sur son contenu.

Cette séquence donne à la CENI l’occasion de réaffirmer sa ligne de conduite sur la reddition des comptes. Dans un contexte où la transparence demeure un marqueur central de la crédibilité électorale, le dépôt régulier du rapport annuel s’inscrit comme un acte attendu de gouvernance institutionnelle.
Denis Kadima évoque une simple question de calendrier pour la présentation en plénière
Interrogé sur l’absence de présentation immédiate du rapport en séance plénière, le président de la CENI a parlé d’un problème de coordination des agendas plutôt que d’un blocage de fond. Il a assuré que l’institution reste disponible pour présenter le document dès que l’Assemblée nationale l’inscrira dans son calendrier.

Denis Kadima a insisté sur le fait que la CENI avait toujours été prête à franchir cette étape, rappelant que plusieurs rapports ont déjà été régulièrement déposés depuis le début de son mandat. Pour lui, la question relève donc moins d’une réticence institutionnelle que d’un ajustement entre les priorités des deux institutions.

En clôture, le président de la CENI s’est félicité de la qualité des rapports en construction avec l’Assemblée nationale. Il a réaffirmé la volonté de son institution de collaborer étroitement avec la chambre basse, dans l’intérêt du pays et du bon fonctionnement du cadre électoral.
Par ce dépôt, la CENI entend donc consolider son devoir de redevabilité devant la représentation nationale. Au-delà de la formalité légale, cet acte installe un signal politique et institutionnel : celui d’un dialogue que l’institution électorale souhaite régulier, structuré et utile à la conduite du processus démocratique en République démocratique du Congo.
Par Glody Mpasa















