
En République Démocratique du Congo, où 6,6 millions d’enfants restent privés d’accès à l’éducation, le Gouvernement lance le Projet d’Intégration des Enfants non scolarisés dans l’Enseignement Formel par l’Apprentissage Accéléré (PIEEFA). Prévu sur trois ans, le programme accompagnera 4 200 enfants âgés de 9 à 16 ans, dont au moins 50 % de filles, dans les provinces de Kinshasa, du Tanganyika et de la Tshopo.
Le Projet d’Intégration des Enfants non scolarisés dans l’Enseignement Formel par l’Apprentissage Accéléré entend apporter une réponse ciblée à l’exclusion scolaire qui touche encore plusieurs millions d’enfants en République Démocratique du Congo.
Son lancement officiel est intervenu à Kinshasa sous la présidence de la Ministre d’État, Ministre des Affaires sociales, Actions humanitaires et Solidarité nationale, en présence notamment de la Ministre d’État, Ministre de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, de la Représentante a.i. de l’UNESCO en République Démocratique du Congo, du Conseiller-Chef de mission adjoint du Japon ainsi que des acteurs du système éducatif.

Mis en œuvre par l’UNESCO à travers son Institut international pour le renforcement des capacités en Afrique (IICBA), avec l’appui financier du Gouvernement du Japon, le PIEEFA est destiné aux enfants non scolarisés ou ayant interrompu leur parcours éducatif. Le dispositif doit leur permettre d’acquérir les apprentissages nécessaires avant de rejoindre ou de poursuivre un cursus dans l’enseignement formel.
4 200 enfants accompagnés dans trois provinces
Sur les trois prochaines années, le projet prévoit d’accompagner 4 200 enfants âgés de 9 à 16 ans, avec une attention particulière portée à l’accès des filles à l’éducation. Celles-ci devront représenter au moins la moitié des bénéficiaires.

Le programme s’appuiera sur 30 centres de rattrapage scolaire répartis entre Kinshasa, le Tanganyika et la Tshopo. Ces structures doivent offrir aux enfants concernés un parcours d’apprentissage adapté à leur situation et favoriser leur réintégration durable dans le système scolaire.
Le PIEEFA prévoit également la formation de 210 encadreurs, 30 mentors communautaires et 81 candidats mentors. Cette composante vise à renforcer l’accompagnement pédagogique et communautaire autour des enfants concernés.
Créer des passerelles vers l’enseignement formel
Au-delà du rattrapage scolaire, le projet entend établir des passerelles durables entre l’éducation non formelle et l’enseignement formel. L’objectif est d’éviter que le passage par un dispositif d’apprentissage accéléré ne constitue une réponse isolée, mais qu’il puisse déboucher sur la poursuite effective de la scolarité.

Cette approche associe les familles, les communautés, les structures éducatives et les institutions publiques afin de favoriser le maintien des enfants dans le parcours scolaire.
À travers le PIEEFA, le Gouvernement congolais, l’UNESCO et le Japon entendent ainsi apporter une réponse concrète à la déscolarisation, avec un premier objectif de 4 200 bénéficiaires dans trois provinces et la perspective de renforcer l’inclusion au sein du système éducatif de la République Démocratique du Congo.
Par Glody Mpasa










