
L’Office de Gestion du Fret Multimodal (OGEFREM) et Yellowstone Consortium visent janvier 2027 pour lancer les travaux du Port sec de Kasumbalesa, un projet destiné à fluidifier le trafic des marchandises sur l’un des principaux corridors commerciaux de la République Démocratique du Congo. Les deux partenaires veulent désormais accélérer les préparatifs et finaliser les conditions nécessaires au démarrage du chantier.
Réunis à Cape Town, en Afrique du Sud, les responsables de l’OGEFREM et de Yellowstone Consortium ont fait le point sur l’état d’avancement du projet et convenu de resserrer le calendrier de sa mise en œuvre. Le démarrage des travaux est envisagé pour janvier 2027, sous réserve de la levée, par chacune des parties, de l’ensemble des conditions préalables.
La délégation de l’OGEFREM était conduite par son Président du Conseil d’Administration, Adolphe Amisi Makutano, et son Directeur Général, Olivier Tshibola Mukuma, accompagnés de plusieurs directeurs. Yellowstone était notamment représenté par son Président, François Diedreschsen, son Directeur Général, Hanro Roos, ainsi que Yanick Kazadi.

Un chronogramme à finaliser avant le chantier
Les discussions ont principalement porté sur les étapes restant à franchir avant l’ouverture du chantier. Les deux partenaires ont convenu d’établir dans les meilleurs délais un chronogramme précis afin de coordonner les différentes opérations nécessaires à l’exécution du projet.
Cette séquence doit se poursuivre à Kinshasa dans la semaine du 24 août. Une délégation de Yellowstone est attendue dans la capitale congolaise pour approfondir les discussions avec l’OGEFREM et préciser plusieurs aspects stratégiques liés à la mise en œuvre du Port sec.

Pour l’OGEFREM, dirigé par Olivier Tshibola Mukuma, l’enjeu est notamment d’avancer vers une infrastructure capable d’améliorer la gestion des flux de fret à Kasumbalesa, principal point de passage routier entre la République Démocratique du Congo et la Zambie.
Kasumbalesa, un corridor stratégique pour le commerce congolais
Le projet intervient dans un environnement marqué par une forte pression logistique à la frontière de Kasumbalesa, où les files de plusieurs centaines de camions-remorques constituent régulièrement un défi pour la circulation des marchandises.
Le Port sec est conçu comme une réponse aux contraintes logistiques, douanières et commerciales observées sur cet axe. Il doit notamment contribuer à une meilleure organisation du transit et à la fluidification des opérations liées au fret.
Selon les données communiquées par l’OGEFREM, plus de 60 % du trafic commercial de la République Démocratique du Congo transite par ce corridor, en provenance ou à destination des marchés de la SADC, du COMESA et de l’Afrique de l’Est.

À travers l’accélération des préparatifs avec Yellowstone Consortium, l’OGEFREM entend ainsi faire avancer un projet appelé à renforcer les capacités logistiques de la République Démocratique du Congo et à faciliter ses échanges avec les marchés régionaux. La prochaine séquence de discussions à Kinshasa devra permettre aux partenaires de préciser les modalités opérationnelles avant l’échéance envisagée de janvier 2027.
Par G.Mpasa











