
Le Directeur Général de l’Agence Congolaise de l’Environnement (ACE), Delphin Lama Onyangunga, a reçu, vendredi 28 août 2026, le Directeur Général de l’Office de Gestion du Fret Multimodal (OGEFREM), Olivier Tshibola Mukuma, accompagné d’une délégation d’experts. Au centre de cette séance de travail : l’avancement de la certification environnementale du futur Port Sec de Kasumbalesa, un préalable déterminant pour la poursuite de ce projet appelé à améliorer la fluidité des échanges sur le corridor austral de la République Démocratique du Congo.
La rencontre entre les deux Directeurs Généraux a permis de faire le point sur les diligences nécessaires à l’obtention du certificat environnemental et de renforcer la coordination technique entre l’OGEFREM et l’ACE. Pour Olivier Tshibola Mukuma, cette étape revêt une importance particulière dans le calendrier de matérialisation du Port Sec de Kasumbalesa.
Porté dans le cadre d’un partenariat public-privé entre l’OGEFREM et YELLOWSTONE CONSORTIUM, le projet ambitionne de doter cette importante porte d’entrée et de sortie du pays d’une infrastructure capable d’accompagner l’intensification des échanges commerciaux.

À terme, le Port Sec doit contribuer au désengorgement du poste frontalier de Kasumbalesa, à une meilleure fluidité du trafic de marchandises sur le corridor austral et au renforcement de la compétitivité logistique de la République Démocratique du Congo.
La certification environnementale, une étape déterminante
Au cours des échanges, une attention particulière a été accordée à la certification environnementale. Son aboutissement constitue l’une des conditions nécessaires à la poursuite du projet et intervient notamment dans le processus devant permettre de valider la due diligence et de progresser vers le bouclage financier.
L’enjeu consiste ainsi à concilier l’avancement du projet avec le respect des exigences environnementales applicables à une infrastructure de cette envergure.
Cette collaboration était déjà engagée avant la rencontre du 28 août. Des points focaux avaient été désignés de part et d’autre, permettant aux experts de l’OGEFREM et de l’ACE d’assurer un suivi technique permanent du dossier.

Une coordination technique déjà opérationnelle
La séance entre Olivier Tshibola Mukuma et Delphin Lama Onyangunga vient ainsi donner une impulsion supplémentaire à ce mécanisme. Les équipes techniques disposent désormais d’un cadre de coordination destiné à accompagner les prochaines étapes de la procédure environnementale.
Pour l’OGEFREM, l’enjeu dépasse la seule construction d’une infrastructure. Le Port Sec de Kasumbalesa s’inscrit dans une ambition plus large de modernisation de la chaîne logistique congolaise, alors que ce poste frontalier constitue l’un des principaux points de passage des marchandises entre la République Démocratique du Congo et l’Afrique australe.
Kasumbalesa au cœur de l’ambition logistique congolaise
En rapprochant davantage leurs expertises, l’OGEFREM et l’ACE entendent sécuriser une étape essentielle à la poursuite du projet tout en veillant au respect des exigences environnementales qui encadrent sa réalisation.
Cette dynamique rejoint plus largement l’ambition de modernisation des infrastructures et d’amélioration des corridors de transport portée par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, avec pour enjeu de renforcer les capacités logistiques du pays et sa compétitivité dans les échanges régionaux.
À Kasumbalesa, où l’intensité du trafic frontalier place quotidiennement la logistique au cœur des échanges avec l’Afrique australe, le futur Port Sec porte ainsi une double exigence : répondre aux contraintes opérationnelles actuelles et préparer une circulation plus fluide des marchandises. En faisant avancer ensemble le préalable environnemental, Olivier Tshibola Mukuma et Delphin Lama Onyangunga rapprochent le projet d’une nouvelle étape de sa concrétisation.
Par Glody Mpasa Bg











