
L’Office de Gestion du Fret Multimodal (OGEFREM) a ouvert, ce lundi 2 novembre 2026 à Kinshasa, les travaux de son Team Building et de sa retraite de planification consacrée à l’élaboration du Plan de développement 2027-2031. À cette occasion, le Directeur Général, Olivier Tshibola Mukuma, a appelé à une mobilisation collective pour renforcer la cohésion interne, moderniser l’établissement et améliorer ses performances au service des chargeurs et de l’économie congolaise.
Organisé au Pullman hôtel, ce double rendez-vous a réuni autour du Directeur Général, Olivier Tshibola Mukuma, les membres du Conseil d’administration, le Directeur général adjoint, les directeurs et sous-directeurs du siège et des représentations extérieures, ainsi que le président de la délégation syndicale et le facilitateur du Team Building.
Dans son allocution inaugurale, le Directeur Général a rendu hommage à la vision du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, particulièrement à sa volonté de placer l’être humain au centre de l’action publique. Il a également exprimé sa reconnaissance pour la confiance accordée à la nouvelle équipe dirigeante, une responsabilité qu’il entend traduire par des résultats au service de la prospérité nationale et du bien-être des Congolais.

« Ma conviction et celle de mon adjoint à ce sujet sont simples : sans équipe unie, pas de transformation durable ; sans vision partagée, pas d’action cohérente ; sans résultats mesurables, pas de progrès crédibles », a déclaré le Directeur Général.
Derrière cette profession de foi se dessine une conception de la gouvernance fondée sur l’exemplarité. En associant son adjoint à cette conviction, le patron de l’OGEFREM situe d’abord l’exigence de cohésion au sommet de l’établissement, avant de l’étendre à l’ensemble de ses collaborateurs. Une manière de rappeler que l’autorité ne suffit pas à elle seule à conduire le changement : encore faut-il rassembler les compétences, susciter l’adhésion et partager les responsabilités.

Cette première journée a été rythmée par plusieurs activités de réflexion et d’échanges, notamment autour de la vision de l’office, de la qualité de la collaboration entre les services et de l’identification des forces, des faiblesses et des défis auxquels l’OGEFREM est confronté.
Parmi les exercices participatifs, une enquête conduite par le facilitateur du Team Building a permis aux participants de répondre instantanément à des questionnaires sur le fonctionnement interne de l’Office et les relations entre ses différentes structures. Une consultation destinée à recueillir leurs appréciations et à nourrir les réflexions collectives sur les améliorations à apporter.

Dans cette perspective, le DG Olivier Tshibola Mukuma a tenu à préciser l’esprit dans lequel ces travaux doivent être conduits, privilégiant une démarche constructive plutôt qu’une recherche de responsabilités individuelles.
« Il ne s’agit pas de chercher des coupables, il ne s’agit pas d’effacer les efforts accomplis. Il s’agit de dire clairement ce qui doit changer et de décider ensemble comment le changer », a souligné le Directeur général.

Une institution appelée à repenser son rôle
Quatre mois après son entrée en fonctions, Olivier Tshibola Mukuma entend inscrire l’action de l’Office dans une perspective qui dépasse la gestion quotidienne. L’enjeu consiste à renforcer son utilité auprès des chargeurs, à faciliter les échanges commerciaux et à contribuer davantage à la compétitivité de l’économie congolaise.

Réduction des coûts de transport, amélioration des corridors logistiques, traçabilité du fret, digitalisation des procédures et qualité des services : autant de chantiers appelés à nourrir le Plan de développement 2027-2031.
Mais le Directeur Général refuse que cet exercice se résume à une accumulation d’ambitions sans lendemain.
« Nous ne voulons pas un document de plus. Nous voulons une boussole pour décider, un cadre pour agir et surtout un instrument pour mesurer ensemble nos progrès », a-t-il insisté.
Faire de la cohésion une méthode de travail
Au cœur de son message figure également une exigence de changement dans les pratiques internes. Le DG a invité ses collaborateurs à dépasser les cloisonnements administratifs, à mieux faire circuler l’information et à renforcer les liens entre le siège, les entités provinciales et les représentations extérieures.
L’approche se veut collective, sans éluder les difficultés. Reconnaître les acquis, identifier les faiblesses et rechercher des solutions communes : telle est la méthode défendue pour construire une organisation plus efficace.

Le calendrier des travaux traduit cette volonté de passer de la réflexion à l’action. Aux journées de cohésion des 2 et 3 novembre succédera, du 4 au 6 novembre, l’élaboration du Plan de développement. Les travaux budgétaires, prévus à partir du 9 novembre, devront ensuite donner aux priorités retenues les moyens de leur réalisation.
Chaque action devra ainsi être assortie d’un responsable, d’une échéance et d’indicateurs permettant d’en apprécier les résultats.
Pour le DG Olivier Tshibola Mukuma, le véritable enjeu commencera donc après les assises. Car l’avenir de l’OGEFREM ne se jouera pas uniquement dans les engagements formulés à Kinshasa, mais dans leur traduction quotidienne : des équipes qui travaillent ensemble, des services plus performants et une institution capable de répondre aux attentes des chargeurs. Une ambition qui s’inscrit dans les orientations du gouvernement de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, sous la tutelle du Vice-Premier ministre Jean-Pierre Bemba Gombo, avec pour finalité une contribution plus tangible au développement économique de la RDC.






Par Glody Mpasa











