
Avant de retrouver les projecteurs de l’Accor Arena de Paris, l’artiste musicien JB Mpiana a fait entendre sa voix là où le silence porte le poids de toute une histoire. Au Mémorial du GENOCOST, à Kinshasa, l’artiste s’est recueilli en hommage aux victimes des atrocités commises en RDC. Accompagné du Directeur Général du FONAREV, Patrick Fata, il a appelé à ne jamais détourner le regard des souffrances endurées par les populations congolaises depuis trois décennies.
Le souvenir des victimes des violences qui endeuillent la République Démocratique du Congo depuis trois décennies continue de mobiliser les consciences. Cette fois, c’est l’une des grandes figures de la rumba congolaise qui a choisi de s’associer à ce devoir de mémoire.
JB Mpiana s’est rendu au Mémorial du GENOCOST, un espace consacré à la reconnaissance des souffrances des victimes, à la transmission de leur histoire et à la sensibilisation des générations présentes et futures.

Accompagné du Directeur général du FONAREV, Patrick Fata, l’artiste a parcouru les différentes installations commémoratives du site. Cette visite a été marquée par des moments de recueillement et des échanges autour de la portée historique et humaine du Mémorial.
Face aux inscriptions rappelant les noms des victimes, JB Mpiana a notamment observé un moment de recueillement, une bougie à la main. Un geste sobre, mais chargé de sens, devant ce mur qui rappelle les vies emportées par les violences.

L’artiste a également pris le temps d’écrire dans un registre, prolongeant ainsi sa visite par une démarche personnelle de mémoire.
« Personne ne devrait rester muet après ces 30 ans d’atrocités »
La découverte du Mémorial n’a pas laissé JB Mpiana indifférent.
« Très ému par cette visite. Personne ne devrait rester muet après ces 30 ans d’atrocités », a-t-il déclaré.

À travers ces mots, l’artiste a exprimé une émotion qui dépasse le cadre d’une simple visite. Son message renvoie à une responsabilité collective : celle de ne pas laisser les souffrances des victimes disparaître dans l’oubli.
Dans un pays où plusieurs générations ont été marquées par les conflits armés, les déplacements forcés et les violences contre les populations civiles, la préservation de la mémoire constitue un enjeu majeur.

La présence de JB Mpiana au Mémorial illustre également la place que peuvent occuper les personnalités culturelles dans cette démarche. Par leur notoriété et leur influence auprès du public, les artistes disposent d’une capacité particulière à sensibiliser les citoyens, notamment les jeunes, à des questions essentielles de notre histoire nationale.
Cette visite rappelle ainsi que le devoir de mémoire ne relève pas exclusivement des institutions publiques. Il concerne également les acteurs culturels, les communautés et l’ensemble de la société congolaise.

Patrick Fata et le FONAREV au service de la mémoire des victimes
La présence du Directeur Général du FONAREV, Patrick Fata, donne à cette visite une dimension institutionnelle importante.
Chargé de contribuer à la reconnaissance et à la réparation des victimes des violences sexuelles liées aux conflits et des crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité, le FONAREV occupe une place centrale dans les efforts engagés pour répondre aux conséquences humaines des atrocités commises dans le pays.
Sous la direction de Patrick Fata, le FONAREV poursuit notamment ses missions d’identification des victimes, d’accompagnement et de promotion du droit à réparation.
Le Mémorial du GENOCOST participe à cette démarche en offrant un espace où la mémoire des disparus et des survivants peut être préservée et transmise.
À travers les installations commémoratives, les inscriptions et les espaces de recueillement, ce lieu permet aux visiteurs de mesurer la portée humaine des violences qui ont marqué notre histoire.
L’accompagnement de JB Mpiana par le Directeur général du FONAREV illustre ainsi l’importance accordée à la sensibilisation des personnalités publiques et à leur implication dans la transmission de cette mémoire collective.
Au-delà de la reconnaissance des souffrances, l’enjeu demeure celui de la justice et de la réparation, deux exigences indissociables de la dignité des victimes.
À deux semaines de son grand retour sur la scène de l’Accor Arena de Paris, où il est attendu le 14 novembre 2026, JB Mpiana a ainsi pris le temps de se recueillir en mémoire des victimes congolaises. Vingt-cinq ans après sa première prestation dans cette salle mythique, l’artiste s’apprête à retrouver le public parisien pour un rendez-vous majeur de sa carrière.
Alors que les préparatifs de ce concert occupent une place importante dans son actualité artistique, cette visite rappelle qu’au-delà des projecteurs et des grandes scènes internationales, certaines causes appellent à la retenue, à la solidarité et au souvenir. Un geste d’autant plus significatif qu’il intervient à l’approche de retrouvailles très attendues avec ses admirateurs.
En se rendant au Mémorial du GENOCOST, JB Mpiana a choisi de faire entendre sa voix sur une question qui touche profondément la conscience nationale. Son appel à ne pas rester silencieux rappelle que la mémoire des victimes ne peut être entretenue par les seules commémorations officielles.

Elle doit également vivre à travers les gestes, les paroles et l’engagement de celles et ceux qui refusent que les souffrances du passé soient effacées de notre histoire.
Par Bg canokaka











