
Le Directeur Général de l’Agence de Pilotage, de Coordination et de Suivi des Conventions de Collaboration (APCSC), Me Freddy Yodi Shembo, renforce le suivi de la modernisation de la route Kalemie-Manono, un corridor de 427,323 kilomètres appelé à améliorer la mobilité, les échanges et le désenclavement du Tanganyika. Avec des taux d’exécution qui atteignent 76,88 % sur le premier lot, 75 % sur le deuxième et 45 % sur le troisième, l’Agence suit sur le terrain la progression d’un projet majeur dont plusieurs ouvrages d’art sont déjà à un stade avancé.
Une équipe de l’APCSC s’est rendue sur l’axe Kalemie-Manono pour évaluer directement l’état d’avancement des travaux, échanger avec les différents intervenants et recueillir les informations nécessaires au suivi du projet. Une présence sur le terrain qui traduit la volonté de l’Agence, sous la conduite de son Directeur Général, Me Freddy Yodi Shembo, de maintenir une coordination rapprochée autour des projets d’investissement qu’elle accompagne.

Longue précisément de 427 kilomètres et 323 mètres, la route Kalemie-Manono constitue l’un des corridors routiers majeurs du Tanganyika. Sa modernisation doit notamment améliorer la circulation des personnes, faciliter le transport des marchandises et renforcer les connexions entre les différents pôles économiques de la province.
Trois lots, trois niveaux d’avancement
L’ampleur du chantier apparaît dans sa configuration. Pour sa réalisation, l’axe a été réparti en trois lots, dont l’état d’avancement reste différencié.
Le lot 1, compris entre le PK 0+000 et le PK 107+500 et exécuté par CREC7, affiche un taux global de 76,88 %. La disposition générale du chantier atteint 83 %, les travaux de base 70,4 % et la chaussée, notamment la plateforme et la fondation, 88,51 %.
Les ouvrages d’art y enregistrent une progression particulièrement importante. Le pont sur la Luvua atteint 96,86 %, tandis qu’un autre pont de 44 mètres est annoncé entièrement exécuté. Les buses et dalots se situent à 70,18 %. Restent notamment à finaliser certaines installations de sécurité ainsi que les travaux liés au péage et aux installations auxiliaires.

Sur le lot 2, qui s’étend du PK 107+500 au PK 255+550 et dont l’exécution est confiée à Qiaoyang, le taux global atteint 75 %. Les travaux de base sont réalisés à 71,26 % et la chaussée à 65,33 %. Les ponts, buses et dalots sont, pour leur part, annoncés à 100 % d’exécution. Les installations de sécurité, de péage et certaines installations auxiliaires restent à réaliser.
Le lot 3, également attribué à Qiaoyang et allant du PK 255+550 au PK 427+323, affiche un taux global de 45 %. Les travaux de base atteignent 39 %, la chaussée 40 % et les buses et dalots 90 %. Les installations de sécurité restent à réaliser, tandis que les travaux relatifs au péage et aux installations auxiliaires sont annoncés à 10 %.

Freddy Yodi Shembo place l’APCSC au plus près des projets
Derrière ces différents niveaux d’exécution se joue aussi la question du suivi. C’est précisément sur ce terrain que Me Freddy Yodi Shembo entend renforcer la présence de l’APCSC.
Sous l’impulsion de son Directeur Général, l’Agence consolide son rôle de facilitateur, de coordonnateur et de catalyseur des projets d’investissement structurants, en interaction avec les institutions publiques, les partenaires privés et les autres parties prenantes.
Cette approche donne une dimension concrète à la mission de l’APCSC : ne pas limiter son intervention au suivi administratif des conventions, mais rester au contact des réalisations, faire remonter l’information et accompagner la coordination nécessaire à l’exécution des engagements.
Pour le numéro un de l’APCSC, le chantier Kalemie-Manono illustre ainsi la place que l’Agence peut occuper entre les engagements pris et leur matérialisation sur le terrain. Une responsabilité d’autant plus importante que les infrastructures suivies touchent directement à la circulation des populations et à l’activité économique des territoires.
Une route qui dépasse le seul enjeu du transport
Pour le Tanganyika, les retombées attendues dépassent la construction d’une chaussée.
La modernisation de l’axe devrait améliorer les déplacements des populations riveraines et faciliter les échanges entre plusieurs localités. Sur le plan économique, la route pourrait également faciliter l’évacuation des produits agricoles et miniers, rapprocher les zones de production des centres de consommation et améliorer l’accès aux infrastructures logistiques.
Kalemie-Manono prend ainsi la dimension d’un corridor économique susceptible de contribuer au désenclavement de la province et à une meilleure intégration de ses différents bassins de production.
De la vision présidentielle aux réalisations sur le terrain
Le projet s’inscrit également dans la vision portée par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui place la modernisation des infrastructures et la transformation économique des territoires parmi les leviers du développement de la République Démocratique du Congo. Sa mise en œuvre s’inscrit dans les orientations du Gouvernement conduit par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, également autorité de tutelle de l’APCSC.
Dans cette chaîne de responsabilités, le cap est fixé au niveau de l’État, tandis que les structures spécialisées assurent le suivi des engagements et de leur concrétisation. C’est à ce niveau que Freddy Yodi Shembo et l’APCSC entendent faire valoir leur rôle : suivre, coordonner, faciliter et maintenir les projets sous surveillance jusqu’à leur traduction effective sur le terrain.

Avec 76,88 % d’exécution sur le lot 1, 75 % sur le lot 2 et 45 % sur le lot 3, le chantier n’avance pas partout au même rythme. L’enjeu pour l’APCSC reste donc de maintenir le suivi et la coordination des différentes parties prenantes afin que les engagements se traduisent progressivement en réalisations concrètes.
De Kalemie à Manono, derrière les kilomètres de chaussée et les ouvrages d’art, se dessine surtout la perspective d’un Tanganyika mieux connecté, plus accessible et davantage intégré aux échanges économiques nationaux et régionaux. Et pour l’APCSC de Freddy Yodi Shembo, c’est précisément sur la capacité à accompagner cette transformation jusqu’à sa concrétisation que se mesure désormais l’enjeu du suivi.
Par Glody Mpasa










