
Le Secrétaire général aux Infrastructures et Travaux Publics, Georges Koshi, a défendu à Addis-Abeba une réponse fondée sur la mobilisation des ressources financières institutionnelles africaines pour soutenir les grands projets d’infrastructures du continent. Une ambition qui rejoint la vision de développement portée en République Démocratique du Congo par le Président Félix-Antoine Tshisekedi : faire des infrastructures un moteur de prospérité, désenclaver les territoires et rapprocher les économies africaines. Représentant le Ministre John Banza Lunda au premier Sommet continental africain de la sécurité sociale sur les infrastructures, Georges Koshi a porté un plaidoyer aux résonances économiques et sociales majeures, avec une conviction : l’Afrique doit davantage compter sur ses propres moyens pour construire son avenir.
L’Afrique mobilise ses ressources pour financer ses routes, ses chemins de fer et ses voies navigables. À Addis-Abeba, où s’est tenu, les 29 et 30 octobre 2026, le premier Sommet continental africain de la sécurité sociale sur les infrastructures, Georges Koshi a défendu une réponse fondée sur la mobilisation de l’épargne institutionnelle africaine.

Devant plus de 300 participants réunis à l’initiative de l’Association africaine de la sécurité sociale (ASSA), en partenariat notamment avec l’Union africaine et la Commission économique pour l’Afrique, le haut fonctionnaire congolais a présenté les propositions de Kinshasa pour rapprocher financement des infrastructures et protection sociale.
Georges Koshi : désenclaver la RDC pour mieux connecter l’Afrique
Au cœur de son intervention, Georges Koshi a établi un lien direct entre infrastructures, emploi et protection sociale. Pour lui, le développement des réseaux de transport conditionne l’activité économique, laquelle favorise à son tour l’élargissement des systèmes de cotisations sociales.

« Nous constatons chaque jour que sans infrastructure, il n’y a pas d’emploi formel durable et sans emploi formel, il n’y a pas de cotisation sociale non plus », a-t-il déclaré.
Cette réflexion prend une dimension particulière en RDC, dont l’immensité territoriale constitue autant un potentiel économique qu’un défi d’aménagement.
Pour Georges Koshi, relier les territoires congolais par le rail, la route et les voies fluviales revient également à renforcer les connexions entre l’Afrique centrale et australe.
Ce plaidoyer rejoint les ambitions de désenclavement et de modernisation des infrastructures portées par le Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi, et mises en œuvre, dans ce secteur, sous la responsabilité du Ministre John Banza Lunda.

Plus de 800 milliards de dollars d’actifs : l’Afrique face à ses propres ressources
Le Secrétaire général aux ITP a également appelé à repenser le rôle des institutions africaines de sécurité sociale, qui gèrent collectivement plus de 800 milliards de dollars d’actifs.
Face aux besoins considérables du continent, il a proposé de renforcer les mécanismes de co-investissement, d’harmoniser les réglementations et de mieux maîtriser les risques financiers.
« Nous devons repositionner l’ASSA, qui ne doit plus être perçue comme un simple cadre technique d’échange et d’expérience, mais comme une plateforme d’orientation stratégique continentale », a-t-il soutenu.
L’objectif est de faire de cette organisation un interlocuteur capable de rapprocher les institutions de sécurité sociale, les États et les partenaires financiers autour de projets d’infrastructures viables.
Georges Koshi a toutefois placé la sécurisation des ressources au centre de cette ambition. L’investissement dans les infrastructures doit préserver les obligations des institutions envers leurs assurés.
« Mobilisons nos propres ressources institutionnelles, sécurisons-les et faisons de l’ASSA l’architecte de cette alliance féconde entre sécurité sociale et infrastructures », a-t-il lancé.

À Addis-Abeba, Georges Koshi a ainsi donné une dimension économique et sociale au plaidoyer congolais. Au-delà des financements recherchés, son intervention rappelle une réalité essentielle : construire des infrastructures, c’est aussi créer les conditions de l’emploi, de la mobilité et d’une prospérité mieux partagée.
Par Glody Mpasa











