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Patrick Muyaya et Jacquemin Shabani recadrent les propos de Kabila lors du briefing du 2 septembre

Le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Jacquemin Shabani, a livré un message ferme à l’endroit de l’ancien président Joseph Kabila, qu’il accuse d’encourager les violences armées tout en réclamant un dialogue politique.

Le patron de la sécurité intérieure a jugé « paradoxal » que celui qui est pointé du doigt comme soutien du mouvement rebelle M23/AFC se pose en défenseur du dialogue national. « Vous ne pouvez pas prendre les armes et réclamer un dialogue. M. Kabila, ancien président de la République, élu par ce peuple, a décidé de prendre les armes pour tuer des Congolais ; et il ose parler de dialogue », a déclaré Shabani, qualifiant ces propos de « moquerie » à l’égard des victimes de l’Est du pays.

Aux côtés du Ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, Jacquemin Shabani a également réagi aux accusations de « persécution » d’officiers des FARDC brandies par Kabila. Pour le porte-parole du gouvernement, ces poursuites relèvent d’un impératif de justice et ne sauraient être utilisées comme prétexte politique : « Nous voulons une armée réformée et plus forte. Si des fonds ont été détournés, la justice doit établir la vérité à charge ou à décharge. »

Le Vice-Premier Ministre a profité de ce briefing pour dresser un état des lieux sécuritaire préoccupant, rappelant la persistance des poches de criminalité dans plusieurs provinces et la présence d’une administration parallèle installée par les rebelles dans certaines zones de l’Est. Face à cette réalité, il a assuré que les forces de l’ordre poursuivent leurs opérations, notamment à travers « Ndobo », afin de restaurer l’autorité de l’État et protéger la population.

« La sécurité n’est pas un luxe, c’est un droit fondamental. Le peuple doit sentir la présence protectrice de l’État partout où il se trouve », a martelé Jacquemin Shabani, appelant à une prise de conscience collective et à l’unité nationale autour du Chef de l’État et des FARDC.

En plaçant la sécurité publique au cœur de ses priorités, le gouvernement Suminwa II entend démontrer que l’ordre et la paix restent les conditions essentielles pour le développement et la stabilité du pays.

Glody M.

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