
Le Coordonnateur National de la Cellule d’exécution des Financements en faveur des États Fragiles (CFEF), Diddy Nzuzi Kitukila, a pris part, le 9 octobre 2026, à la réception définitive des travaux de viabilisation de la Zone Économique Spéciale (ZES) pilote de Maluku, à Kinshasa. Voiries, installations électriques et bâtiment destiné au guichet unique des services essentiels figurent parmi les ouvrages réceptionnés. Pour la CFEF, qui a assuré l’exécution fiduciaire du financement, cette étape marque l’aboutissement d’un processus exigeant et ouvre la voie à la mise en service d’infrastructures appelées à soutenir les investissements industriels en République Démocratique du Congo.
À Maluku, la réception définitive des infrastructures de viabilisation de la Zone Économique Spéciale pilote donne une portée concrète aux efforts engagés pour préparer l’accueil des investissements industriels. Pour la CFEF, représentée par son Coordonnateur National, Diddy Nzuzi Kitukila, cette cérémonie vient couronner un processus de réalisation, de suivi et de contrôle des ouvrages destinés à accompagner l’opérationnalisation du site.
Aux côtés de son adjoint, Serge Songolo Aruna, et du Directeur Général Adjoint de l’Agence des Zones Économiques Spéciales (AZES), Hyppolite Magogo, Diddy Nzuzi Kitukila a participé à une visite technique conduite par la mission de contrôle, avant la signature des procès-verbaux de réception définitive.

L’inspection a porté sur les principales infrastructures réalisées, notamment les voiries et routes de desserte, le bâtiment administratif destiné au guichet unique des services essentiels, ainsi que les équipements électriques implantés au poste de la Société Nationale d’Électricité (SNEL) à Maluku.
Parmi ces installations figure un transformateur de 75 MVA, de configuration 220/30/6,6 kV, destiné à contribuer à l’alimentation électrique de la zone.
Diddy Nzuzi Kitukila salue l’aboutissement d’un processus exigeant
Pour le Coordonnateur National de la CFEF, la réception définitive de ces ouvrages dépasse la seule dimension administrative. Elle traduit l’aboutissement d’un travail ayant mobilisé plusieurs institutions, des équipes techniques et les entreprises chargées de l’exécution des travaux.

« Cette cérémonie est plus qu’une formalité administrative ; c’est l’aboutissement d’un processus très exigeant, mené avec engagement et persévérance par l’ensemble des parties prenantes, notamment l’AZES, la CFEF, la mission de contrôle et les entreprises exécutantes », a déclaré Diddy Nzuzi Kitukila.
Cette appréciation souligne la portée de la réception définitive, qui intervient après les différentes étapes de réalisation et de vérification des ouvrages.
Le Coordonnateur National a également replacé le projet dans la vision du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, axée sur la transformation structurelle de l’économie nationale, la modernisation des infrastructures, la promotion des investissements et le développement industriel.

Il a exprimé sa reconnaissance au Ministre des Finances pour son accompagnement dans la mise en œuvre du projet, ainsi qu’à la Banque Africaine de Développement (BAD) pour son appui.
Au-delà de la réception des infrastructures, Diddy Nzuzi Kitukila a insisté sur la nécessité de préserver les ouvrages et de garantir leur valorisation durable. Un appel adressé aux bénéficiaires, dans la perspective d’une utilisation effective des équipements réalisés.
La CFEF dans la mise en œuvre du financement
Les travaux de viabilisation de la ZES pilote de Maluku ont été réalisés à travers les ressources allouées dans le cadre de l’accord de financement du Programme d’Appui Budgétaire en Réponse à la crise de la Covid-19 (PABRC).
La CFEF en a assuré l’exécution fiduciaire, contribuant ainsi à la mise en œuvre du financement consacré aux infrastructures nécessaires au fonctionnement de la zone.

Cette intervention s’inscrit dans un projet dont les réalisations portent sur plusieurs besoins essentiels à l’implantation des activités industrielles : l’accessibilité du site, la disponibilité des équipements électriques et l’aménagement d’un espace destiné aux formalités administratives des investisseurs.
L’enjeu est de réunir les conditions matérielles permettant aux entreprises de s’installer et de développer leurs activités dans un environnement mieux organisé.
La réception définitive des ouvrages marque donc une étape importante dans l’utilisation des ressources mobilisées pour ce projet. Elle permet également de distinguer la phase de réalisation des infrastructures de celle de leur exploitation effective, qui relève désormais des démarches à poursuivre avec les institutions concernées.

Le guichet unique, un dispositif attendu par les investisseurs
Parmi les ouvrages réceptionnés, le bâtiment destiné au guichet unique des services essentiels occupe une place particulière.
Prévu dans le cadre des facilités instituées par la loi n° 14/022 du 7 juillet 2014 relative au régime des zones économiques spéciales, il doit accueillir plusieurs administrations et services intervenant dans les procédures liées aux investissements.
La Direction Générale des Douanes et Accises (DGDA), la Direction Générale des Impôts (DGI), la Direction Générale des Recettes Administratives, Judiciaires, Domaniales et de Participations (DGRAD), la Direction Générale des Recettes de Kinshasa (DGRK), la Direction Générale des Migrations (DGM), ainsi que des établissements bancaires figurent parmi les structures appelées à y être représentées.

L’objectif est de faciliter les formalités des investisseurs en regroupant les services nécessaires à leurs activités, tout en réduisant les contraintes administratives.
À l’issue de la visite technique, le Directeur Général Adjoint de l’AZES, Hyppolite Magogo, a confirmé l’acceptation du bâtiment après son évaluation par les ingénieurs de l’Agence.
« Après évaluation par les ingénieurs de l’AZES, nous avons estimé que le bâtiment a été construit en bonne et due forme. C’est pourquoi nous l’acceptons aujourd’hui », a-t-il indiqué.
Il a salué la contribution de la CFEF, du groupement RCMU et de l’entreprise CGCD dans la réalisation des travaux de génie civil.
L’AZES devra désormais poursuivre les démarches auprès des administrations concernées afin d’obtenir l’installation de leurs représentants et de rendre le guichet unique pleinement opérationnel.
De la réception des ouvrages aux perspectives industrielles
La Zone Économique Spéciale pilote de Maluku s’inscrit dans les ambitions nationales de diversification de l’économie et de développement des activités industrielles.
En réunissant des infrastructures routières, électriques et administratives, le projet vise à améliorer les conditions d’accueil des entreprises et à faciliter leurs opérations.
Pour la CFEF, l’achèvement de cette phase de viabilisation représente un résultat concret du processus de financement et de réalisation des ouvrages.

Toutefois, la réception définitive ne signifie pas que l’ensemble de la zone est déjà opérationnel. L’installation effective des services du guichet unique, l’utilisation des infrastructures et la mobilisation des investisseurs constituent les prochaines étapes du projet.
C’est dans cette perspective que prend tout son sens l’appel de Diddy Nzuzi Kitukila à la préservation des équipements réalisés. Leur entretien et leur exploitation durable seront déterminants pour accompagner le développement des activités industrielles à Maluku.
Au terme de ce processus, la CFEF voit ainsi se concrétiser une phase importante du projet de viabilisation. Pour Diddy Nzuzi Kitukila, l’enjeu dépasse désormais la réception des ouvrages : il réside dans leur capacité à servir durablement les investissements, l’industrialisation et le développement économique de la République Démocratique du Congo.
Par Glody Mpasa













