
L’Inspection Générale des Finances (IGF) poursuit sa réflexion autour du contrôle systémique et de la transformation numérique. À Bruxelles, l’Inspecteur Général des Finances – Chef de Service, Christophe Bitasimwa Bahii, a échangé avec Erwin Moeyaert, Chef de Corps de l’Inspection des finances de Belgique, autour du partage d’expériences, des nouvelles technologies et des mécanismes susceptibles de renforcer l’efficacité du contrôle des finances publiques.
La modernisation du contrôle des finances publiques conduit l’Inspection Générale des Finances à regarder au-delà des frontières pour confronter son approche aux expériences déjà développées ailleurs.
À Bruxelles, l’Inspecteur Général des Finances – Chef de Service, Christophe Bitasimwa Bahii, a ainsi été reçu par Erwin Moeyaert pour une séance de travail consacrée aux évolutions des méthodes de contrôle et aux possibilités offertes par la digitalisation.
Tenus le 3 octobre, les échanges ont notamment porté sur les bonnes pratiques, le renforcement des capacités institutionnelles et les solutions technologiques susceptibles d’accompagner la transformation des mécanismes de surveillance de la gestion publique.

Le contrôle systémique au centre des échanges
L’IGF a particulièrement mis en avant son projet de contrôle systémique, une approche qui entend renforcer la capacité de l’institution à détecter et anticiper les risques à travers une exploitation plus intégrée des données.
L’enjeu est de faire évoluer le contrôle au-delà de la seule constatation des irrégularités pour disposer d’outils permettant d’identifier plus rapidement les zones de risque et de mieux sécuriser la gestion des ressources publiques.
L’expérience belge constitue, dans cette perspective, une source d’enseignements pour l’institution congolaise.
Erwin Moeyaert a notamment encouragé une démarche ouverte à d’autres structures disposant d’une expertise dans les domaines de la digitalisation, de l’audit et du contrôle des finances publiques. Cette approche permettrait à l’IGF de confronter plusieurs expériences avant d’identifier les outils les mieux adaptés aux réalités de la République Démocratique du Congo.
La technologie au service du contrôle
Les possibilités offertes par les technologies de l’information et de la communication ont également occupé une place importante dans les discussions.
L’expertise technologique du Service Public Fédéral Finances (SPF Finances) de Belgique figure notamment parmi les pistes évoquées pour nourrir la réflexion autour du futur dispositif.
Pour l’IGF, la transformation numérique doit permettre de mieux exploiter les données disponibles, d’améliorer l’identification des risques et de renforcer les capacités d’intervention des inspecteurs.
Cette orientation implique également un investissement dans les compétences humaines et institutionnelles afin que les nouveaux outils technologiques puissent effectivement améliorer la qualité du contrôle.

Christophe Bitasimwa veut confronter les expériences
Pour l’Inspecteur Général des Finances, Christophe Bitasimwa, la rencontre de Bruxelles permet surtout d’enrichir la réflexion déjà engagée au sein de l’IGF.
En confrontant l’approche congolaise à l’expérience belge et à d’autres expertises spécialisées, le Chef de Service entend identifier des solutions concrètes capables d’accompagner la transformation numérique de l’institution.
L’objectif reste celui d’un contrôle public davantage fondé sur l’anticipation, l’exploitation des données et la prévention des risques, plutôt que sur une intervention exclusivement postérieure aux irrégularités.
À travers cette démarche, l’IGF poursuit ainsi la modernisation de ses méthodes avec une ambition : faire du contrôle systémique et digitalisé un instrument de prévention, de sécurisation des finances publiques et d’amélioration de la gouvernance en République Démocratique du Congo.
Une orientation qui s’inscrit également dans les efforts de renforcement de la gouvernance publique et de la redevabilité dans la gestion des ressources de l’État portés sous l’impulsion du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Par Glody Mpasa















