
Le Directeur Général de l’Office de Gestion du Fret Multimodal (OGEFREM), Olivier Tshibola Mukama, et la Directrice Générale ad intérim de SEGUCE, Yolene Kayakez-a-Mutomb, ont échangé sur les modalités d’une collaboration renforcée entre leurs deux structures. Au centre des discussions : l’interconnexion de leurs systèmes informatiques, la dématérialisation des formalités du commerce extérieur et l’amélioration du suivi des cargaisons en République Démocratique du Congo.
Le Directeur Général de l’OGEFREM, Olivier Tshibola Mukama, a rencontré la Directrice Générale ad intérim de la Société d’Exploitation du Guichet Unique Intégral en RDC (SEGUCE), Yolene Kayakez-a-Mutomb, pour examiner les possibilités de coopération entre les deux organismes dans la gestion des opérations d’importation, d’exportation et de transit des marchandises.
Les échanges ont notamment porté sur la complémentarité de leurs missions et la nécessité de rapprocher leurs outils informatiques afin de faciliter la circulation des informations, de renforcer le suivi des cargaisons et de simplifier les démarches administratives des opérateurs économiques.

Les deux responsables ont convenu d’œuvrer à la structuration d’un partenariat susceptible de favoriser une meilleure coordination de leurs interventions dans la chaîne logistique du commerce extérieur.
La dématérialisation des formalités au cœur du rapprochement
L’un des principaux enjeux de cette coopération concerne l’intégration de l’OGEFREM à la plateforme électronique de constitution et de transmission de la liasse documentaire administrée par SEGUCE.
Cette démarche s’inscrit dans le prolongement de la note circulaire interministérielle du 17 décembre 2025, relative à la transmission électronique obligatoire de la liasse documentaire du Guichet Unique Intégral du Commerce Extérieur vers le système informatique de la douane.
Cette disposition concerne les services et organismes publics ainsi que les opérateurs économiques intervenant dans les opérations d’importation, d’exportation et de transit en République Démocratique du Congo.

Dans ce cadre, SEGUCE pourrait accompagner l’OGEFREM dans l’utilisation de sa plateforme, afin de favoriser une meilleure intégration des procédures documentaires et de limiter les contraintes liées aux échanges administratifs.
L’objectif est de rendre les formalités plus fluides, de renforcer la traçabilité des opérations et de contribuer à une meilleure coordination entre les différents intervenants de la chaîne du commerce extérieur.
L’expérience internationale de l’OGEFREM au service de la coopération
Le partenariat envisagé repose également sur un partage d’expertise entre les deux structures.
SEGUCE entend notamment tirer parti de l’expérience acquise par l’OGEFREM à travers ses représentations établies au-delà des frontières nationales, particulièrement dans les ports de transit utilisés pour l’acheminement des marchandises à destination ou en provenance de la RDC.
Cette présence constitue un atout pour le suivi des cargaisons et la connaissance des circuits logistiques internationaux.

De son côté, l’OGEFREM pourrait bénéficier des capacités de centralisation et de traitement électronique des informations offertes par le Guichet Unique Intégral du Commerce Extérieur.
La complémentarité recherchée porte ainsi sur deux dimensions essentielles : le suivi physique et documentaire du fret, d’une part, et la gestion dématérialisée des procédures commerciales, d’autre part.
Vers une meilleure coordination des opérations du commerce extérieur
Le rapprochement entre l’OGEFREM et SEGUCE intervient dans un contexte où les autorités de la République Démocratique du Congo encouragent la modernisation des procédures administratives liées aux échanges internationaux.
Placée au cœur de cette orientation, la dématérialisation vise notamment à améliorer la transparence, à réduire les délais de traitement et à sécuriser les informations échangées entre les administrations et les opérateurs économiques.
Pour l’OGEFREM, dirigé par Olivier Tshibola Mukama, l’interconnexion envisagée représente une possibilité de renforcer l’accompagnement des chargeurs et d’améliorer la disponibilité des données nécessaires au suivi des marchandises.
Les discussions engagées avec SEGUCE devront désormais permettre de préciser les modalités techniques et opérationnelles de cette collaboration.

L’enjeu est de faire converger les compétences des deux structures vers un dispositif plus cohérent de suivi des cargaisons et de facilitation du commerce extérieur, au bénéfice des opérateurs économiques et de la chaîne logistique congolaise.
Par Glody Mpasa














