
Le Ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, porte au Egypt Mining Forum 2026 l’ambition de positionner davantage la République Démocratique du Congo sur la carte mondiale des investissements miniers. Au Caire, il a défendu un environnement sécurisé et compétitif pour les investisseurs, tout en plaçant la transformation locale, la création de valeur et l’amélioration des conditions de vie des populations au cœur du modèle minier congolais.
La République Démocratique du Congo veut faire de l’attractivité de son sous-sol un moteur de transformation économique. Au Caire, le Ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a exposé les priorités congolaises devant un parterre de décideurs publics, d’investisseurs, d’opérateurs miniers et d’experts internationaux réunis à l’occasion de la 5ᵉ édition du Egypt Mining Forum.
Ouvert le 28 septembre sous le haut patronage du Président égyptien Abdel Fattah El-Sisi, le rendez-vous réunit des responsables gouvernementaux et des acteurs majeurs de l’industrie autour des enjeux d’investissement, d’exploration et de compétitivité des juridictions minières. L’édition 2026 se tient les 28 et 29 septembre dans la nouvelle capitale administrative égyptienne.
L’Égypte y présente notamment les réformes engagées pour renforcer l’attractivité de son industrie extractive et améliorer son environnement d’investissement. Le pays entend développer une chaîne de valeur minière plus intégrée, allant de l’exploration à la transformation et à la valorisation locale des ressources.
Sécurité des investissements et stabilité réglementaire
Invité parmi les intervenants internationaux du Forum, le Ministre congolais des Mines a pris part aux échanges consacrés à la compétitivité des juridictions minières, à la stabilité fiscale et à l’investissement.
Dans son intervention, le patron des Mines a mis en avant plusieurs conditions qu’il considère déterminantes pour attirer durablement les capitaux : la sécurité des investissements, la stabilité du cadre réglementaire, l’État de droit, mais également la disponibilité d’une énergie suffisante et d’infrastructures compétitives.
Pour la République Démocratique du Congo, l’enjeu dépasse toutefois la seule capacité à attirer des investissements. Louis Watum Kabamba a insisté sur la nécessité de convertir davantage le potentiel minier du pays en valeur ajoutée produite localement, en emplois et en retombées économiques capables d’améliorer concrètement les conditions de vie des populations.
Cette approche place la transformation locale au centre de la politique minière : exploiter les ressources, mais surtout développer autour d’elles des chaînes de valeur susceptibles de renforcer progressivement le tissu industriel national.
La RDC élargit ses partenariats
En marge du Forum, le Ministre des Mines a multiplié les échanges bilatéraux. Il s’est notamment entretenu avec le Vice-Ministre saoudien chargé des Affaires minières, Khalid bin Saleh Al-Mudaifer, autour des perspectives de concrétisation de la coopération dans le secteur.
Me Louis Watum Kabamba a également échangé avec le Ministre égyptien du Pétrole et des Ressources minérales, l’ingénieur Karim Badawi. Les discussions ont porté sur le renforcement de la coopération minière entre la République Démocratique du Congo et l’Égypte, notamment dans les domaines des données géologiques, de la recherche appliquée, de la formation, des investissements et de la transformation locale.
Ces rencontres traduisent la volonté de Kinshasa d’élargir ses partenariats et de mobiliser davantage de capitaux, de technologies et d’expertise autour de son potentiel minier.
Au Caire, la République Démocratique du Congo entend ainsi défendre une équation claire : consolider l’attractivité du pays pour les investisseurs tout en faisant de ses ressources minières un véritable levier d’industrialisation et de développement national.
Une orientation qui s’inscrit dans la vision portée par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, et mise en œuvre par le Gouvernement sous la coordination de la Première Ministre, Judith Suminwa Tuluka.
Par Glody Mpasa













